Musicienne de formation, Paula Ƶavadivker, 48 ans, Argentine, a fondé en 2019 son atelier de réparation de hautbois, hautbois d’amour et cor anglais dans un faubourg Saint-Antoine vivement marqué par l’artisanat. Au 199 de la rue parisienne mythique, non loin de l’Opéra Bastille d’où vient une partie de sa clientèle, Paula nous présente un endroit qui dépasse le mur du son.

Maté, outils, chalumeau… En cette matinée du 5 février 2026, Paula Zavadivker est parée pour réparer son premier hautbois de la journée.
OBOELAB possède des airs japonais non prémédités. L’endroit est étroit mais apaisant.
© Sasha Abgral


Grâce à son chalumeau fixe, Paula chauffe une gomme-laque achetée le matin même à République afin de remplir une clé de hautbois. Sèche, la gomme fixera ensuite un tampon liège servant à isoler les trous d’harmonies lors des pressions du jeu de l’instrument. Ainsi, le son est produit comme le souhaite le/la musicien.ne.
© Sasha Abgral

Ici, l’étape de remontage des clés. Celle-ci permet ensuite la vérification du bouchage complet de l’instrument lors de la pression. On parle d’étanchéité.


À gauche, toutes les clés démontées du hautbois de travail de Paula, avec certains des tampons liège usés et détachés. À droite, un nouveau tampon cuir est installé sur le plateau de la clé.

D’aucuns diront que les meilleures joueuses font les meilleures réparatrices. À écouter Paula jouer, il est vrai.
© Sasha Abgral

L’outil de pression MusicMedic, proche de 0, indique une étanchéité quasi totale. Le travail est (presque) terminé !